EBITDA

Définition de EBITDA

Définition de l’EBITDA

L’EBITDA, pour earnings before interest, taxes, depreciation and amortization, mesure le résultat d’exploitation avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements. Cet indicateur anglo-saxon évalue la performance opérationnelle pure d’une entreprise, indépendamment de sa structure de financement et de ses choix comptables.

L’EBITDA, qu’est-ce que c’est concrètement ?

L’EBITDA, pour earnings before interest, taxes, depreciation and amortization, mesure le résultat d’exploitation avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements. Cet indicateur anglo-saxon évalue la performance opérationnelle pure d’une entreprise, indépendamment de sa structure de financement et de ses choix comptables. Il répond à une question simple : l’activité, prise seule, gagne-t-elle de l’argent ?

Exemple de calcul de l’EBITDA

Une société affiche un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, des achats de 700 000 euros, des charges de personnel de 800 000 euros et des charges externes de 200 000 euros. Son EBITDA ressort à 300 000 euros, soit une marge d’EBITDA de 15 %. Les 120 000 euros d’amortissements et les 40 000 euros d’intérêts d’emprunt n’entrent pas dans ce calcul.

Comment calcule-t-on l’EBITDA ?

Deux chemins mènent au même résultat. Par le haut : chiffre d’affaires moins charges d’exploitation décaissables. Par le bas : résultat net auquel on rajoute les impôts, les charges financières nettes, les amortissements et les dépréciations. La seconde méthode se lit directement dans le compte de résultat.

Quelle différence entre EBITDA et EBE ?

Les deux notions sont très proches, l’EBE étant la version française normée par le plan comptable. L’écart porte sur le traitement de certains éléments : l’EBE exclut la participation des salariés et certains produits et charges divers, là où l’EBITDA, non normé, laisse une latitude d’interprétation aux entreprises.

Pourquoi l’EBITDA est-il utilisé en valorisation ?

Parce qu’il permet de comparer des sociétés aux structures financières et fiscales différentes. Les opérations de rachat s’expriment couramment en multiple d’EBITDA, par exemple six à huit fois l’EBITDA pour une PME industrielle. C’est également sur cet agrégat que les banques calibrent la dette d’un montage LBO.

Quelles sont les limites de l’EBITDA ?

En ignorant les amortissements, il fait disparaître le coût de l’usure des équipements, ce qui flatte les entreprises très capitalistiques. Il ne dit rien du besoin en fonds de roulement ni des investissements nécessaires, si bien qu’un EBITDA confortable peut coexister avec une trésorerie nette négative.