Autofinancement
Définition de l’autofinancement
L’autofinancement désigne la capacité d’une entreprise à financer son activité et ses investissements grâce à ses propres ressources, générées par son exploitation, plutôt qu’en recourant à un emprunt ou à un apport extérieur. Il repose principalement sur la capacité d’autofinancement, ou CAF, qui mesure le flux de trésorerie potentiel dégagé par l’activité. Un autofinancement solide traduit une indépendance financière plus forte.
L’autofinancement, qu’est-ce que c’est concrètement ?
L’autofinancement correspond à la part des ressources dégagées par l’entreprise elle-même qui est réinvestie dans son fonctionnement ou son développement, sans passer par un financement externe. Il s’appuie sur la capacité d’autofinancement, calculée à partir du résultat de l’exercice retraité des charges et produits qui n’ont pas d’impact sur la trésorerie, comme les dotations aux amortissements. Plus la CAF est élevée, plus l’entreprise dispose de marge de manœuvre pour s’autofinancer.
Comment se calcule la capacité d’autofinancement
La CAF se calcule généralement à partir du résultat net, auquel on ajoute les charges calculées non décaissables comme les dotations aux amortissements et on retranche les produits calculés non encaissables comme les reprises de provisions. Une entreprise qui dégage un résultat net de 60000 euros et 20000 euros de dotations aux amortissements affiche une CAF de 80000 euros, potentiellement mobilisable pour investir ou rembourser des dettes.
Autofinancement et financement externe
L’autofinancement s’oppose au financement externe, qui repose sur un emprunt bancaire, une émission d’actions ou un apport d’investisseurs. Une entreprise qui s’autofinance conserve son indépendance et n’a pas à rémunérer des créanciers ou des actionnaires supplémentaires, mais elle limite aussi la vitesse à laquelle elle peut investir, car elle dépend du rythme de génération de ses propres ressources issues de son activité.
Pourquoi l’autofinancement est recherché par les entreprises
Un bon niveau d’autofinancement renforce les capitaux propres de l’entreprise et réduit sa dépendance à l’endettement, ce qui améliore sa solidité financière face aux banques et aux partenaires commerciaux. Il permet également de saisir des opportunités d’investissement sans attendre l’accord d’un prêteur, tout en limitant les frais financiers liés à la dette.
L’autofinancement dans l’analyse financière
Les analystes et les banquiers observent la capacité d’autofinancement pour évaluer la solvabilité d’une entreprise et sa capacité à rembourser ses emprunts sans recourir à de nouvelles ressources externes. Cet indicateur est souvent rapproché du cash flow généré par l’activité pour juger de la solidité financière globale de l’entreprise. Un taux d’autofinancement supérieur à 100 % du programme d’investissement annuel est généralement perçu comme un signal de bonne santé financière par les établissements bancaires.